Plus de 120 000 élèves sont attendus dans l’enseignement fondamental et secondaire cette année au Luxembourg, avec plusieurs changements à la clé : choix de la langue d’alphabétisation, nouveaux programmes, obligation scolaire prolongée et nouvelles mesures d’inclusion.
La rentrée approche au Luxembourg. Le 15 septembre, les élèves retrouveront le chemin de l’école avec plusieurs nouveautés annoncées par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse.
Les effectifs continuent tout d’abord de progresser. Les prévisions font état de 64 255 élèves dans l’enseignement fondamental et 55 926 dans le secondaire, public, privé et écoles européennes confondus. Cela représente 120 181 élèves, contre 117 961 durant l’année scolaire 2025/2026.
Français ou allemand pour apprendre à lire
L’un des principaux changements concerne les langues. Pour la première fois, les parents d’un enfant inscrit au cycle 1.2 pourront choisir la langue dans laquelle celui-ci apprendra à lire, écrire et calculer au cycle 2 : le français ou l’allemand.
Cette évolution s’inscrit dans la réforme ALPHA – zesumme wuessen et doit notamment répondre à une réalité du pays : plus de deux tiers des élèves ne parlent ni allemand ni luxembourgeois à la maison. Dans le secondaire, l’offre de classes francophones sera également élargie.
Autre changement au fondamental : un nouveau plan d’études entre en vigueur dès cette année scolaire. Il doit notamment accorder davantage de place à des domaines transversaux liés aux grands enjeux de société.
L’obligation scolaire progressivement portée à 18 ans
La rentrée 2026 marque également le début de la prolongation de l’obligation scolaire de 16 à 18 ans. Pour cette première année, les jeunes nés après le 31 août 2009 sont concernés.
Cette mesure s’accompagne de nouveaux dispositifs destinés à prévenir le décrochage scolaire. Des classes de préparation à l’apprentissage doivent notamment accueillir les jeunes inscrits en formation professionnelle qui n’ont pas encore trouvé de poste d’apprentissage.
L’inclusion scolaire doit elle aussi être renforcée, notamment avec un plan d’intervention destiné à gérer les crises émotionnelles dans l’enseignement fondamental, le renforcement des équipes spécialisées dans les écoles ou encore l’extension et la régionalisation des centres de compétences.
Vers moins de smartphones au lycée ?
Après les premières restrictions introduites en 2025, le gouvernement envisage désormais d’aller plus loin. Claude Meisch propose une interdiction générale des smartphones dans les classes inférieures des lycées. La mesure n'est cependant pas encore actée et doit être discutée avec les partenaires scolaires.
La lecture figurera également parmi les priorités de l’année. Face au recul des compétences constaté dans l’étude PISA 2025, un plan d’action national doit être lancé afin de renforcer les habitudes de lecture des jeunes, avec une attention particulière portée aux textes longs.
Côté encadrement, les prévisions font état de 6 616 enseignants dans le fondamental public et 6 175 dans le secondaire public pour cette année scolaire. Des effectifs qui accompagneront une population scolaire toujours plus importante au Luxembourg.