Pollution de l'air : les conséquences des fortes chaleurs

20 octobre 2026

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Ozone, particules fines, pollens… L'été 2026 a mis la qualité de l'air à rude épreuve. Selon une enquête réalisée pour Generali, près de deux Français sur trois déclarent avoir ressenti les effets de la pollution atmosphérique. Dans le Grand Est, plusieurs épisodes de pollution ont également été recensés, notamment en Moselle.

La chaleur ne s'est pas seulement fait ressentir sur les thermomètres cet été. Elle a aussi pesé sur la qualité de l'air. Lors des périodes de fort ensoleillement, certaines réactions chimiques favorisent la formation d'ozone, un polluant susceptible de provoquer des irritations et des difficultés respiratoires.

Selon une enquête Odoxa réalisée les 15 et 16 septembre 2026 auprès de 1 005 adultes pour Generali, 67 % des Français déclarent avoir ressenti au moins un effet qu'ils attribuent à la pollution de l'air durant l'été. Plus précisément, 48 % évoquent la pollution à l'ozone pendant les fortes chaleurs, 47 % les pollens et 29 % les particules fines liées aux incendies.

Ces chiffres reposent sur le ressenti des personnes interrogées et ne constituent pas un diagnostic médical.

Plusieurs épisodes de pollution dans le Grand Est

La région n'a pas été épargnée. Selon un bilan publié par ATMO Grand Est, trois épisodes importants de pollution à l'ozone ont marqué l'été 2026 : du 22 au 27 juin, le 30 juillet, puis du 14 au 16 août.

Lors de ce dernier épisode, environ 710 000 habitants du Grand Est ont été concernés par des concentrations dépassant le seuil d'information et de recommandation. Au total, près de 2 000 km² du territoire régional ont été touchés.

La Moselle figure parmi les départements concernés par les procédures liées à la pollution atmosphérique. Le 16 août, une procédure d'alerte de niveau 2 pour l'ozone y a notamment été recensée. Deux jours plus tard, des procédures concernaient également les particules PM10 en Moselle et en Meurthe-et-Moselle.

Ces épisodes rappellent que la qualité de l'air dépend aussi des conditions météorologiques. La chaleur et l'ensoleillement favorisent la formation d'ozone, tandis que les vents peuvent transporter des polluants bien au-delà de leur zone d'origine.

Des conséquences qui ne se limitent pas aux voies respiratoires

Les irritations des yeux et de la gorge ou encore la toux sont parmi les symptômes les plus fréquemment associés à une mauvaise qualité de l'air. Mais les conséquences peuvent être plus graves, notamment pour les personnes vulnérables.

Selon les estimations de Santé publique France, l'exposition prolongée aux particules fines PM2,5 est associée à près de 40 000 décès et à plus de 10 000 nouveaux accidents vasculaires cérébraux chaque année en France.

Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, la pollution atmosphérique ne disparaît pas avec la fin de l'été. En hiver, le chauffage, le trafic routier et certaines conditions météorologiques peuvent également favoriser l'accumulation de particules fines.

Pourtant, seuls 38 % des Français interrogés dans l'enquête Odoxa déclarent consulter, régulièrement ou occasionnellement, des informations sur la qualité de l'air. Un réflexe de prévention qui reste essentiel, particulièrement lors des épisodes de pollution et pour les personnes les plus fragiles.

Mise à jour le 14 octobre 2026

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