Le CHR Metz-Thionville fait partie des 26 centres hospitaliers universitaires français engagés dans Orchidée, un réseau qui doit permettre de suivre plus précisément l’impact de la grippe, du Covid-19 ou encore de la bronchiolite sur les hospitalisations.
Combien de personnes sont actuellement hospitalisées à cause de la grippe ? Quelle place occupent les patients atteints du Covid-19 ou de bronchiolite dans les établissements ? Jusqu’à présent, les données utilisées par Santé publique France permettaient notamment de suivre la situation dans les services d’urgence, mais ne donnaient pas une vision globale de ce qui se passe ensuite dans les hôpitaux.
C’est précisément ce que doit changer Orchidée, un nouveau réseau coordonné par Santé publique France. Il rassemble aujourd’hui près de 80 % des CHU français, parmi lesquels Metz-Thionville, Nancy et Strasbourg.
Une photographie plus précise de la situation dans les hôpitaux
Avec Orchidée, la surveillance s’étend aux hospitalisations conventionnelles et aux services de réanimation. L’objectif est notamment de pouvoir connaître presque en temps réel la proportion de patients hospitalisés pour différentes pathologies parmi l’ensemble des personnes présentes dans un établissement.
Ces informations doivent permettre de mieux mesurer la fréquence et la gravité des maladies, mais également leur impact sur la pression exercée sur les hôpitaux. Le dispositif pourra aussi être utilisé face à l’apparition de nouveaux virus susceptibles d’entraîner une hausse des hospitalisations ou des admissions en réanimation.
Pour y parvenir, pas question de demander au personnel hospitalier de remplir de nouveaux formulaires. Le réseau s’appuie sur des données déjà recueillies dans le cadre des soins et stockées par les établissements, sans nécessiter de nouvelle saisie.
Les premiers chiffres accessibles dès cet automne
La première application concrète concernera les infections respiratoires. Pour la saison 2026-2027, Orchidée permettra notamment de suivre la grippe, le Covid-19 et la bronchiolite, afin de mieux observer l’évolution de ces épidémies et leurs conséquences sur les hôpitaux.
Les premières données sont déjà transmises à Santé publique France. Elles seront progressivement accessibles au public dès cet automne sur Odissé, son portail de données ouvertes.
À terme, le réseau ne se limitera pas aux maladies respiratoires. Il doit également permettre de surveiller d’autres problématiques de santé publique, parmi lesquelles les infections associées aux soins, certaines infections bactériennes sévères ou encore la résistance aux antibiotiques.