Jamais les vendanges n’avaient commencé aussi tôt. Les premiers coups de sécateur ont été donnés dès le 17 août à Wintrange, établissant un record de précocité. Une conséquence directe des conditions météorologiques particulières qui ont accompagné la vigne depuis le début de l’année.

L’année 2026 restera en effet comme l’une des plus chaudes et sèches de l’histoire de la viticulture luxembourgeoise. De la floraison à la maturité des raisins, les différents stades de développement de la vigne ont été avancés. Si la sécheresse a limité le risque de maladies fongiques, elle a surtout confronté les vignerons au manque d’eau, avec la nécessité d’irriguer les jeunes plantations et d’avancer les vendanges.
Des grappes plus petites, mais riches en arômes
Cette météo devrait avoir une conséquence sur les volumes. Faute d’eau, les grappes sont restées petites et les viticulteurs s’attendent à une récolte inférieure à la moyenne. Leur état sanitaire et leur qualité sont en revanche jugés très bons, avec une belle concentration aromatique. Le millésime 2026 pourrait donc réserver de bonnes surprises dans les bouteilles, malgré une saison compliquée dans les vignes.
« L'année 2026 a connu des conditions très difficiles. Nous ne pouvons plus nier le changement climatique. Je suis néanmoins convaincue que ce millésime d'exception reflètera le savoir-faire, la motivation et la passion du métier de nos vignerons », estime Martine Hansen, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture.
1 165 hectares de vignes au Luxembourg
Le vignoble luxembourgeois représente aujourd’hui 1 165 hectares en production. Le Rivaner reste le cépage le plus cultivé avec 209 hectares, devant le Pinot gris (189 ha), l’Auxerrois (174 ha), le Pinot blanc (155 ha) et le Riesling (environ 153 ha). Le Chardonnay poursuit de son côté sa progression : ses 59 hectares représentent une superficie quatre fois plus importante qu’il y a vingt ans.
