Après le survol de drones au Findel, Greenpeace s'interroge sur la sécurité de Cattenom

23 septembre 2026

© Greenpeace Luxembourg
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Les récents signalements de drones au Luxembourg poussent Greenpeace à interpeller le gouvernement sur la protection de la centrale nucléaire de Cattenom, alors que son réacteur n°1 approche de son quatrième réexamen périodique.

Les drones observés ces derniers jours dans le ciel luxembourgeois relancent les interrogations autour de la protection des infrastructures sensibles. Après les perturbations enregistrées à deux reprises au Findel, Greenpeace Luxembourg s'intéresse désormais à un autre site situé à quelques dizaines de kilomètres du Grand-Duché : la centrale nucléaire de Cattenom.

L'organisation demande au gouvernement luxembourgeois de se renseigner auprès des autorités françaises sur les dispositifs prévus face aux risques liés aux drones et aux actes de sabotage.

Une étude consacrée aux centrales nucléaires

Cette demande intervient alors que Greenpeace publie une étude consacrée aux risques que pourraient représenter les drones modernes pour les centrales nucléaires françaises. Réalisée par les expertes du nucléaire Oda Becker et Dr Jutta Weber de l’université de Paderborn, elle s'intéresse notamment à l'hypothèse d'une attaque contre les bâtiments abritant les piscines dans lesquelles est entreposé le combustible nucléaire usé.

Selon les conclusions avancées par ses autrices, un acte malveillant pourrait, dans certaines circonstances, provoquer une perte du liquide de refroidissement et conduire à un accident nucléaire majeur. Il s'agit toutefois d'un scénario étudié à la demande de Greenpeace et non du constat d'une vulnérabilité avérée de la centrale de Cattenom.

« L’actualité récente nous rappelle que nous devons prendre au sérieux les risques liés aux drones modernes. La population luxembourgeoise a le droit de savoir dans quelle mesure Cattenom est protégée contre de telles menaces. Si un réacteur ne peut pas être suffisamment défendu contre des attaques ciblées, sa durée de vie ne doit pas être prolongée », explique Roger Spautz, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace Luxembourg.

L'organisation rappelle également qu'en 2014, Cattenom et plusieurs autres centrales françaises avaient été survolées par des drones. Greenpeace demande aujourd'hui davantage d'informations sur les mesures de protection mises en place depuis.

Cattenom à l'approche d'une étape importante

L'interpellation intervient aussi à un moment particulier pour la centrale. Les quatre réacteurs de Cattenom, d'une puissance de 1 300 MW chacun, ont été mis en service entre 1986 et 1991.

Le réacteur n°1 doit prochainement entrer dans le processus de son quatrième réexamen périodique, une étape importante pour la poursuite de son exploitation. L'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection française a déjà fixé en 2025 les prescriptions applicables aux réacteurs de 1 300 MW, dont ceux de Cattenom, dans le cadre de cette procédure.

Greenpeace, qui s'oppose à la prolongation de l'exploitation de Cattenom, souhaite que la question des nouvelles menaces liées aux drones soit intégrée aux discussions autour de l'avenir de la centrale.

Mise à jour le 23 septembre 2026

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